Le sculpteur Louis Leygue

Un artiste marqué par la guerre

IMG_2830.jpg
Louis LEYGUE dans son atelier, Nantua, 1948.
Archives Le Progrès, coll. privée.

Louis Leygue est né le 25 août 1905, rue Alphonse Baudin à Bourg-en-Bresse.

 

Sorti premier du concours de l’Ecole Supérieure des Arts décoratifs, il reçoit en 1931 le Grand Prix de Rome.

Arrêté pour faits de résistance en 1941, accusé d’aide auprès d’agent anglais et de distribution de tracts résistants, il est d’abord emprisonné à Fresnes puis envoyé en 1942 dans une prison de Düsseldorf. Transféré dans un pénitencier à Handrat près de la frontière hollandaise puis à la prison de Trèves, il est finalement libéré et rapatrié en 1943.

 

Très faible, réfugié à Paris, il s’entraîne à dessiner en fréquentant le musée Rodin, notamment des chevaux. En 1945, il devient professeur à l’Ecole des Beaux-Arts.

 

Entre 1946 et 1955, il réalise une série de commandes évoquant les blessures laissées par la guerre, qui lui permettent de révéler son art de la sculpture : « L’enfant martyr », « Le prisonnier politique inconnu », « Le silence », « L’Evasion », « La Patrie ou Varsovie ».

 

Par ailleurs, une série de commandes de travaux se rapportant à l’architecture, dont fait partie le monument des déportés de l’Ain, donnent l’occasion au sculpteur de manifester son art sous l’angle monumental.

 

En savoir plus : http://www.louis-leygue.fr/

 

Le gisant du monument de Nantua en cours de sculpture, 1948.
Archives "Le Progrès", coll. privée.