Juin 1943

Traque et arrestations des F.U.J à Bourg-en-Bresse

Logo des Forces Unies de la Jeunesse

Au lycée Lalande, les jeunes des Forces Unies de la Jeunesse s'organisent et reçoivent même quelques armes suite aux premiers parcahutages dans la région. Un dimanche de mars 1943, Paul Morin et Jean Marinet, fils du responsable de l'Armée Secrète secteur de Bellegarde, organisent le transfet d'une mitraillette "Sten" pour le Maquis et manquent de se faire arrêter place Carriat à Bourg-en-Bresse.

Un peu plus tard, le groupe prévoit, grâce aux jeunes Bollon et Roy qui travaillent à l'Inspection du Travail, de mettre la main sur le fichier départemental du S.T.O conservé à Bourg-en-Bresse, rue des Casernes. Une "sizaine" animée par Marcel Thenon prépare cette action très risquée. D'abord repoussée, elle est réalisée avec succès le 21 mai 1943. Mais, suite à la dénonciation de l'un des leurs, peut-être sous la contrainte, Roy et Bollon sont arrêtés le jour même, Pobel et Chambard le 22 et Marcel Thenon le 23.

Paul MORIN

Paul Morin le remplace à la tête des F.U.J. de l'Ain. A cette époque, les effectifs des F.U.J. s'élèvent à quelque 400 membres, dont plus de 100 au lycée Lalande. D'autres "trentaines" se sont formées à Bourg, mais aussi Péronnas, Belley, Nantua, Saint-Trivier-de-Courtes.

Le 16 juin 1943, c'est au tour de Paul Pioda d'être arrêté. Paul Morin finit les épreuves du Bac le 17 juin. Le lendemain, 18 juin, la police spéciale de Vichy venant de Lyon arrive à Bourg et l'arrête au domicile de ses parents, boulevard Victor Hugo. Marcel Cochet, professeur d'éducation physique à Lalande le rejoint au commissariat peu après.

Brièvement libéré, Morin est repris et passe la fin du mois à la prison de Bourg, rejoint par de nouveaux résistants arrêtés le 26 juin : André Pignier, André Groby et Chiamberti père, ce dernier sera relâché. Le 28, nouvelles arrestations : Gaston Zurcher, Roger Desmaris, Robert Venet, Boby Gayot, André Chiamberti, Jean Falconnier, puis 6 autres le 2 juillet : Georges Hartz, René Barnez, Roger Perret, Claude Perrin, Gauthier et Riss.

Parmi tous ces hommes arrêtés pour faits ou soupçons de résistance, 8 seront jugés par un tribunal français et déportés en Allemangne. 4 sont morts en déportation et 2 assassinés par la milice. Les autres ont survécu. Morin et Cochet sont déportés à Dachau et Thenon à Neuengamme. Tous 3 en reviendront également.

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